VIDEO: Syrie: bombardements sur des hôpitaux également dans la région de Damas

Images prises à Alep le 7 octobre 2016

Samedi 8 octobre 2016 — Bien qu'Alep continue de faire l'objet de toutes les attentions, les frappes militaires s’intensifient dans les secteurs aux mains de l'opposition autour de Damas. Dans les zones contrôlées par l'opposition dans la région rurale entourant la capitale de Damas en Syrie, quatre des principaux hôpitaux de référence soutenus par Médecins Sans Frontières (MSF) ont été touchés par des tirs d'obus et des bombes.

Damas

Le soir du 3 octobre, deux ailes de l'hôpital Rif Dimashq situé à Ghouta, la banlieue est de la ville de Douma, ont été touchées par des missiles. Les incubateurs du service de néonatalogie et le laboratoire ont été atteints, voire détruits.

Dans la nuit du 5 octobre, l'hôpital de Khan el Shih situé dans le sud-ouest de Damas, a été complètement détruit par des tirs d'artillerie. Quatre bombes et près de 20 missiles ou obus ont atteint l'hôpital et ses alentours. Deux membres du personnel et deux patients ont été tués. Onze patients ont été blessés.

Le 5 octobre, les deux plus importants hôpitaux de référence des régions de Qudsaya et Hamed, qui se trouvent au nord de Damas, ont eux aussi été ciblés. Dans la soirée, l'hôpital de Qudsaya a été directement touché par un tir d'artillerie. Dans cette attaque, cinq patients ont été blessés, dont deux grièvement. L'hôpital n'a été que légèrement endommagé et reste fonctionnel. Le même soir, une bombe a été larguée d'un hélicoptère tout près de l'hôpital d'Hamed engendrant un certain nombre de dégâts. L'hôpital continue de fonctionner.

« Il s'agit-là d'un autre chapitre révoltant dans la guerre en Syrie où le droit humanitaire est constamment bafoué », déclare Brice de le Vingne, Directeur des opérations chez MSF. « Viser aveuglément ou délibérément des structures médicales est une violation tout à fait inacceptable des principes fondamentaux du droit international, et nous continuerons de prendre la parole lorsque les services de santé eux-mêmes deviennent victimes de la guerre. »

Alep

L’est d’Alep témoignage également de bombardements féroces. On dénombre au moins 23 attaques enregistrées sur les huit hôpitaux dans Alep-est depuis le début du siège en juillet.

Les deux structures médicales chirurgicales qui restent dans l’est d’Alep, soutenues par MSF ou par d’autres organisations, ont été chacune endommagés cinq fois, laissant une structure hors service depuis le 1er octobre. Durant les deux dernières semaines uniquement, la campagne de bombardement a enlevé la vie à au moins 377 personnes d’après la direction de la Santé, qui enregistre seulement les victimes qui sont confirmées sur les sites des hôpitaux.

Les huit hôpitaux dans l’est d’Alep sont actuellement débordés avec un nombre énorme de patients avec des blessures de guerre. Dans une zone avec une population d’environ 250 000 personnes, seulement sept professionnels capables de pratiquer de la chirurgie sur des blessés de guerre sont encore présents.

Totalement isolés par le siège, les gens à travers l’est d’Alep souffrent d’un manque de biens de nécessité. Le carburant est également appauvri, ce qui a un impact en plus sur les hôpitaux et les ambulances.