Syrie : MSF soutient les populations déplacées confrontées à des conditions hivernales difficiles
Malgré la fin de la guerre, la population continue de subir les conséquences de quatorze années de conflit. Dans les régions de Homs, Hama, Alep et Idlib, les attaques aériennes et les combats ont détruit des maisons et des infrastructures essentielles, contraignant les populations à fuir. Face aux conditions hivernales difficiles, Médecins Sans Frontières apporte son soutien aux familles déplacées et exhorte les organisations humanitaires à intensifier leur réponse.

Si des millions de personnes ont pu rentrer chez elles, des milliers de familles déplacées sont toujours dans les camps, souvent par manque de moyens financiers pour reconstruire leur vie. Leurs maisons ont été complètement détruites ; les services de base font défaut et les moyens de subsistance sont rares, ce qui rend les habitants dépendants de l'aide humanitaire, qui n'a cessé de diminuer au cours des deux dernières années. Malgré les besoins énormes qui subsistent en Syrie, le pays a connu une diminution des fonds humanitaires.
Dans la province d'Idlib, Médecins Sans Frontières apporte son soutien aux familles déplacées. Entre décembre et février, les équipes de MSF ont distribué du matériel de chauffage (environ 600 tonnes de charbon) et des bâches en plastique à 2 000 familles dans 21 camps. En outre, 150 familles ont reçu des tentes à Armanaz. Ces distributions visent à aider les familles à supporter les mois d'hiver et à réduire les risques immédiats liés à l'exposition au froid. Pourtant, l'écart entre les besoins et l'aide reste énorme.
Dans les montagnes de Harim et autour de la ville de Salqin, 1 400 matelas, 4 200 couvertures et des kits d'hygiène et de cuisine ont été distribués à 700 familles. Dans la région, plus de 50 camps de déplacés abritent encore des milliers de familles, dont beaucoup vivent dans des abris précaires, construits à partir de matériaux de récupération ou de briques.
Les besoins humanitaires sont immenses et ne cessent de croître. Les familles n'ont pas accès à une alimentation suffisante, aux soins de santé, à des vêtements d'hiver, à des couvertures ou à des médicaments. Pour ce qui est de l’accès aux soins de santé, certains camps disposent de petites cliniques, mais les fournitures sont limitées et les services sont payants, ce qui rend les soins essentiels inaccessibles pour beaucoup.
MSF exhorte les organisations humanitaires à intensifier leur réponse, notamment en faveur des personnes toujours déplacées et qui font face à des conditions mettant leur vie en danger.
Quentin Barrea